Le Premier ministre du Sénégal entend répondre à ce qu’il considère comme une provocation. Dans un communiqué, la Belgique avait menacé de mettre fin à sa coopération avec le Sénégal, portant sur une enveloppe de 40 millions d’euros. Une telle déclaration est perçue comme un chantage par le chef du gouvernement sénégalais, qui est lui-même à l’origine de la loi durcissant la répression des actes d’homosexualité en faisant une proposition de loi qui était une demande sociale.
À l’occasion de la Korité (Aïd el-Fitr), le Premier ministre a déclaré que, dès son retour à Dakar, son gouvernement écrira «aux autorités de ce pays» qui menacent de suspendre cette aide afin de leur demander d’y mettre fin. Il a souligné que le Sénégal est un pays indépendant, libre d’adopter ses lois conformément à la volonté de son peuple.
Toutefois, a poursuivi le chef du gouvernement, « il ne peut y avoir d’autonomie dans la dépendance ». C’est pourquoi il a de nouveau appelé le peuple sénégalais à continuer de faire bloc autour du gouvernement, rappelant qu’il y a toujours un prix à payer.
Une nouvelle loi contre l’homosexualité a été adoptée le 11 mars 2026 par l’Assemblée nationale sénégalaise. Elle renforce drastiquement la répression visant les personnes LGBTQ+. En portant à cinq à dix ans de prison les peines prévues par le Code pénal pour « actes contre nature » et en introduisant des sanctions contre toute forme supposée de « promotion » de l’homosexualité, le législateur franchit un seuil supplémentaire dans la pénalisation.
Pour rappel lors de la dernière assemblée générale de l’organisation des nations unies, le président de la Belgique avait rencontré le président du Sénégal pour lui demander de voter une loi autorisant l’homosexualité. En guise de réponse, Bassirou Diomaye Diakhar Faye avait soutenu que si le peuple lui demande de la criminaliser il n’hésitera pas.
André TV-A
