Téhéran – La réponse iranienne à l’attaque américaine menée contre la province de Hormozgan n’a pas tardé. Fidèle à sa doctrine de représailles directes, la République islamique a lancé une série d’opérations militaires visant plusieurs installations américaines dans la région, faisant craindre une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient.
Dans un premier communiqué, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que sa marine avait mené une frappe de drones contre le quartier général de la Cinquième flotte américaine basé à Bahreïn. Peu après, les forces iraniennes ont revendiqué une attaque de missiles contre la base américaine d’Al-Azraq, en Jordanie.
Quelques heures plus tard, un nouveau communiqué du CGRI a affirmé que quatre cibles stratégiques avaient été touchées et détruites lors de cette opération. Parmi elles figureraient des abris destinés aux avions de combat F-35 ainsi que le centre de commandement et de contrôle américain installé sur la base d’Al-Azraq. Selon une source militaire iranienne citée par les médias locaux, les forces armées ont utilisé des missiles balistiques à longue portée Kheibar Shekan à propergol solide pour viser les infrastructures abritant les appareils militaires américains.
Le CGRI a précisé que l’ensemble de l’opération de représailles avait visé 21 cibles réparties sur plusieurs bases aériennes et navales américaines dans la région. Les autorités iraniennes ont également indiqué que les opérations militaires étaient toujours en cours. Cette déclaration intervient alors que des informations font état de nouvelles explosions signalées dans la ville portuaire de Jask, dans le sud de l’Iran, à la suite des frappes américaines.
Téhéran a par ailleurs averti Washington que toute poursuite des actions militaires américaines entraînerait « des ripostes plus importantes et plus sévères ».
Dans les heures qui ont suivi ces déclarations, des sources locales ont rapporté de nouvelles frappes visant des positions militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, sans qu’un bilan officiel n’ait été communiqué dans l’immédiat.
Cette nouvelle phase de confrontation entre l’Iran et les États-Unis alimente les inquiétudes de la communauté internationale quant au risque d’un élargissement du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient.
TV-A avec press TV






