Le président de la transition du Niger, le général Abdourahmane Tiani, n’a pas tardé à désigner des responsables après l’attaque terroriste visant l’aéroport international de Niamey. Il a pointé du doigt le président béninois Patrice Talon, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara ainsi que le président français Emmanuel Macron.
Selon les autorités nigériennes, ces dirigeants seraient impliqués dans une tentative de déstabilisation du Niger, avec pour objectif de s’emparer de l’uranium stocké à l’aéroport. Lors d’une déclaration faite ce 29 janvier 2026, le président Tiani a qualifié l’attaque perpétrée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, de complot. Il a promis une riposte « à la hauteur de l’offense » dans les jours à venir.
En effet, les assaillants, qualifiés de terroristes, sont arrivés à bord de motos et ont fait face à une vigoureuse riposte aéroterrestre des forces armées nigériennes. Cette intervention a permis « la neutralisation de vingt (20) mercenaires et l’arrestation de onze (11) autres, dont la majorité est grièvement blessée, ainsi que la récupération d’un important matériel de guerre et de plusieurs motocyclettes », selon un communiqué du ministre d’État, ministre de la Défense nationale, M. Salifou Mody. Dans ce communiqué signé ce jeudi 29 janvier 2026, le ministre précise que « dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, aux environs de 00 h 20, un groupe de mercenaires télécommandés a attaqué la base aérienne 101 de Niamey, celle-là même d’où les forces françaises ont été chassées le 22 novembre 2023 ». Le document poursuit en indiquant que « l’attaque, qui a duré une trentaine de minutes, a été menée par des assaillants circulant à moto, tous phares éteints. Le dispositif de sécurité de la base aérienne, appuyé par les forces de défense et de sécurité de la ville de Niamey, dans une parfaite coordination, a permis de repousser vaillamment cette attaque perfide ».
Cependant, du côté de l’armée, le bilan fait état de quatre (4) militaires blesséset deplusieurs matériels endommagés, notamment un stock de munitions qui a pris feu. Le ministre nigérien de la Défense a également indiqué que « dans leur fuite, les terroristes ont tiré à la sauvette sur trois aéronefs civils, dont deux appartenant à la compagnie aérienne ASKY ».






