Le groupe armé dirigé par Moussa Sallah, alias Moussa Kouno, a subi une lourde défaite dans la région de Diffa. La première attaque d’envergure du MPLJ, mouvement rebelle nigérien conduit par Moussa Kouno et présenté comme soutenu en sous-main par le régime de Mahamat Déby Kaka, (président du Tchad) s’est soldée par un échec cuisant. Un violent accrochage a opposé, dans l’après-midi du 10 février, l’armée nigérienne aux combattants du MPLJ au nord-est de Ngourti, dans la région de Diffa. Pris dans une embuscade minutieusement préparée, les rebelles ont subi d’importantes pertes. Le bilan provisoire fait état d’au moins 30 combattants neutralisés par les éléments des Forces armées nigériennes (FAN).
Outre les pertes en vies humaines, un important lot de matériel a été saisi : des véhicules pick-up, des motos, des munitions ainsi que divers équipements logistiques appartenant au MPLJ, confirmant l’ampleur de la débâcle. L’aviation nigérienne poursuit actuellement la traque d’un groupe de combattants en déroute, replié plus à l’ouest après l’échec de l’offensive.
Cette défaite intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Le média TchadOne avait révélé, dès le 1er février 2026, que le régime de N’Djamena aurait hébergé et financé Moussa Kouno, préparant discrètement une tentative de déstabilisation du Niger. Fait troublant, cette première opération armée d’envergure du MPLJ survient deux semaines seulement après la convocation de Mahamat Déby Kaka à Paris. Dans un esprit souverainiste, le président tchadien s’était rapproché des pays de l’AES afin de former un bloc dans le Sahel. Toutefois, après les événements d’Al-Fashir au Soudan, marqués par de graves violences, son nom a été cité dans des accusations liées au soutien logistique présumé aux Forces de soutien rapide dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo. Face au tollé international et à la prolifération de groupes rebelles dans la région, le président tchadien s’est rapproché de la France et a effectué une visite à l’Élysée la semaine dernière. Pour de nombreux analystes, ces évolutions pourraient redessiner les équilibres géopolitiques dans le Sahel, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre certains États de la région et Paris. Tchad va rester le bras armé de la France dans le sahel et servira une zone de replis des terroristes qui vont tenter de déstabiliser les voisins du Tchad qui son problème avec Paris






