Le commissaire Adebowale Lawal, qui dirigeait le commandement de police de l’État d’Ondo, a été relevé de ses fonctions. En cause : un rapport explosif au sein de la police l’accuse d’actes de corruption et d’extorsion de fonds.
En effet, le document d’enquête révèle que Lawal exigeait des prélèvements mensuels de 2 millions de nairas à ses subordonnés. Pourtant, dès septembre 2025, le journal SaharaReporters avait déjà rapporté que le commissaire était critiqué pour ces pratiques présumées, lesquelles auraient exercé d’importantes pressions financières et psychologiques sur les policiers placés sous son commandement.
Pour mettre au jour ce modus operandi, plusieurs sources au sein du commandement de la police de l’État d’Ondo ont révélé que le commissaire avait instauré un système de transferts de fonds obligatoires lui permettant d’amasser des millions de nairas chaque mois. Une source a indiqué que Lawal imposait de lourdes exigences financières à ses subordonnés, exigeant « des versements pouvant atteindre un à deux millions de nairas par mois », selon un document d’enquête interne de la police consulté par nos confrères de SaharaReporters. Ces obligations financières excessives auraient eu des conséquences désastreuses sur les agents chargés d’y répondre, au point que la pression aurait causé une victime tragique.
Il a ainsi été révélé que le CSP Nimrod Anaka, officier de police divisionnaire chargé du poste de police de Kajola, dans la zone de gouvernement local d’Odigbo, serait décédé d’une hypertension artérielle aggravée par les exigences financières incessantes imposées aux agents. Sa mort aurait provoqué une vive indignation au sein du commandement de la police de l’État d’Ondo. Cependant, SaharaReporters affirme que de nombreux officiers hésitaient à rendre publiques leurs plaintes, par crainte de représailles de la part de leur hiérarchie.
En mars dernier, un groupe de religieux d’Ondo avait également accusé le commandement de la police de l’État, y compris le commissaire Lawal, d’extorsion de 2 millions de nairas. Les pasteurs concernés ont été identifiés comme Olarewaju Fadahunsi, Gbadura Marvelous, Arijesulola Kayode, ainsi que deux autres dénommés Tijani et Kolade.
Selon les informations de SaharaReporters, ces pasteurs ont été arrêtés le 11 février 2026 à l’église anglicane Saint-Paul d’Odode-Idanre par une équipe de police qui aurait agi sous les ordres directs du commissaire Lawal et sous la direction de l’inspecteur Sunday Aluko.
TV-A avec Sahara reporters






