Moscou, Paris et Pékin s’accordent, pour de rares fois, sur une position commune. Il est généralement improbable que Paris s’aligne sur la même ligne que les deux autres, mais en realpolitik, De Gaulle disait que « les États n’ont pas d’amis, ils ont des intérêts ». C’est ce que semble adopter la France en se joignant aux deux géants des BRICS, qui s’opposent à tout usage de la force pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Une telle option plongerait la région dans une guerre interminable et accentuerait la crise mondiale. Pour éviter un scénario encore pire, la France a décidé de jouer un rôle d’avant-garde.
Ainsi, la Russie, la Chine et la France font obstacle à une initiative de certains États arabes visant à obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU l’autorisation d’une intervention militaire contre l’Iran afin de rouvrir le détroit d’Ormuz, informe le New York Times.
Le blocage du détroit d’Ormuz provoque actuellement une crise au Moyen-Orient, où les pays peinent à commercialiser le pétrole et le gaz, leurs principales ressources. Cela commence à créer une crise énergétique dans de nombreux pays, où la grogne sociale gagne du terrain.
Tenter une opération militaire serait donc risqué et pourrait précipiter une crise sans précédent dans le monde. En revanche, si l’Iran parvient à imposer ses conditions grâce au contrôle du détroit, non seulement il en tirera une manne financière, mais il pourrait aussi contraindre les pays arabes à se plier à sa volonté, ce que l’Arabie saoudite et ses alliés ne comptent pas accepter.
André TV-A






