Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a annoncé jeudi 13 mars 2025 la dissolution du Parlement afin de sortir de la crise provoquée par la chute du gouvernement de Luís Montenegro. Les Portugais sont appelés aux urnes le 18 mai pour élire leurs députés, pour la troisième fois depuis janvier 2022.
Le président Marcelo Rebelo de Sousa (Parti social-démocrate, PSD, centre droit) a justifié sa décision par la volonté d’assurer la stabilité du pays, précisant dans une allocution télévisée que le 18 mai était « la date préférée par la majorité des partis ». « Ces élections, personne ne s’y attendait ni ne les souhaitait », a-t-il assuré, dans un contexte international compliqué.
Marcelo Rebelo de Sousa s’exprimait après avoir consulté, jeudi, les membres du Conseil d’État, une instance consultative regroupant les plus hautes personnalités politiques, et après avoir reçu mercredi les dirigeants des partis représentés au Parlement.
Les partis et le Conseil d’État «ont été unanimes» en faveur de la dissolution et de la tenue d’élections, a précisé le président, qui a appelé à une campagne « digne » abordant les thèmes qui « préoccupent les Portugais ».
Mardi, le Premier ministre Luís Montenegro (PSD), empêtré dans une polémique portant sur ses sociétés familiales, avait été contraint à la démission faute d’avoir convaincu une majorité de députés de lui accorder leur confiance. À l’origine de la crise, une entreprise de prestation de services détenue par sa femme et ses enfants, ayant des contrats avec plusieurs sociétés privées, parmi lesquelles un groupe dont l’activité est soumise à des concessions accordées par l’État.
S’il a assuré que cette société appartiendrait désormais uniquement à ses enfants, Luís Montenegro n’a pas pour autant convaincu l’opposition, qui lui réclamait davantage d’explications, notamment dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire demandée par les socialistes.
