Marabo (Ituri), 16 juillet 2026 – La tension monte c’un cran dans l’est de République Démocratique du Congo. De violents affrontements ont opposé, ce jeudi matin, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux combattants du Front patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), plus connu sous le nom de « Tchini ya Kilima », dans la localité de Marabo, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Bunia, dans le territoire d’Irumu.
Selon plusieurs sources coutumières locales, ces violences seraient survenues au lendemain de la mort d’un chef milicien du FPIC, identifié sous le nom d’« Hérode », ainsi que de ses deux gardes du corps. Les trois hommes ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une fusillade à Nyakunde, localité voisine de Marabo.
D’après les mêmes sources, les combattants du FPIC attribuent la responsabilité de cette opération aux FARDC. En représailles, des hommes armés identifiés comme des éléments du groupe ont lancé, dès les premières heures de la matinée, des attaques contre plusieurs positions de l’armée à Marabo. Dans des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, n voit des hommes en tenu lourdement armés. Selon le site mediacongo, des témoins interrogés sur place indiquent que les assaillants affirment vouloir venger la mort de leur chef. Toutefois, les circonstances exactes de la fusillade ayant coûté la vie à Hérode restent à éclaircir. Certaines sources évoquent un échange de tirs survenu mercredi vers 20 heures à Nyakunde entre le chef milicien et des hommes armés dont l’identité n’a pas encore été établie.
Tensions également à Nyakunde
La situation sécuritaire s’est parallèlement dégradée à Nyakunde, où un autre incident a accentué le climat de tension. Selon des sources locales, une femme souffrant d’anémie, présentée comme l’épouse d’un combattant du FPIC, est décédée dans la nuit à l’Hôpital général de Nyakunde. Peu après l’annonce de son décès, plusieurs jeunes en colère, parmi lesquels figureraient des sympathisants du groupe armé, sont descendus dans les rues de la cité.
D’après plusieurs témoignages, ces manifestants ont vandalisé une partie des installations du Centre de traitement d’Ebola de Nyakunde. L’étendue des dégâts n’était pas encore connue en milieu de journée.
TV-A
