L’actuel président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est accusé de vouloir briguer un troisième mandat anticonstitutionnel. Après avoir été élu en 2018 puis réélu en 2023, ses partisans mènent une campagne en faveur d’un changement de la Constitution afin de faire sauter le verrou de la limitation des mandats. Même si le président ne s’est pas officiellement prononcé, il est accusé de cautionner cette propagande.
Pour faire face à ce qu’ils considèrent comme une violation des acquis démocratiques, des mouvements citoyens et groupes de pression basés à Butembo, dans le Nord-Kivu, ont exprimé leur opposition ferme à « ce funeste projet ». Cette réaction fait suite aux récentes déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, qui a évoqué la possibilité de recourir à un référendum si le peuple venait à souhaiter un troisième mandat.
Dans un communiqué conjoint relayé par MediaCongo, plusieurs structures citoyennes et groupes de pression de Butembo, notamment Lutte pour le changement (LUCHA), le Parlement Debout de Furu (PDF), Raiya Ana Simama, Filimbi, Génération Z (Gen Z) et Citizen Act (CA), dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative de dérive politique et de remise en cause des acquis démocratiques.
Selon ces organisations, le débat autour d’un éventuel troisième mandat s’inscrirait dans une logique de manœuvres politiques liées à un projet de révision constitutionnelle. Elles pointent notamment les propos du chef de l’État selon lesquels « si le peuple veut un troisième mandat, il l’acceptera », des déclarations qu’elles interprètent comme une ouverture vers une consultation référendaire sur la Constitution.
André TV-A






