Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font ressentir en Afrique. En raison de la perturbation du trafic maritime, certains produits ne sont plus disponibles, entraînant une pénurie sur le marché. En Afrique centrale, la République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, pourrait enregistrer un recul notable de sa production en 2026, dans un contexte marqué par des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement.
Selon le quotidien Mediacongo, qui s’appuie sur une analyse de Goldman Sachs, le pays risque de perdre jusqu’à 125 000 tonnes de cuivre si les difficultés d’accès aux intrants chimiques essentiels à l’exploitation minière se prolongent. D’après le journal, ces produits, indispensables au traitement du minerai, accusent actuellement des retards logistiques liés à la désorganisation des flux commerciaux mondiaux, combinée à un durcissement des restrictions commerciales.
À court terme, les opérateurs miniers présents en RDC disposent encore de stocks couvrant deux à trois mois d’activité. Toutefois, si les perturbations se prolongent au-delà du mois de mai et s’étendent en juin, l’impact sur la production pourrait se matérialiser pleinement. Dans ce scénario, Goldman Sachs anticipe une contraction d’environ 125 000 tonnes sur l’ensemble de l’année 2026.
Ce choc d’offre pourrait néanmoins être partiellement amorti par une baisse attendue de la demande mondiale, estimée à 140 000 tonnes, dans un contexte de ralentissement économique global. Si cette contraction de la demande est susceptible de limiter les tensions sur les prix, elle ne devrait pas neutraliser les effets négatifs sur les volumes exportés par la RDC.
TV-A avec Mediacongo
