L’ancien secrétaire d’État américain (1er février 2013 au 20 janvier 2017) a fait des révélations sur le comportement belliqueux du Premier ministre israélien. Ce dernier, sachant qu’il ne disposait pas des moyens militaires pour faire face à l’Iran en cas d’attaque, a toujours fait du lobbying pour convaincre les présidents américains d’attaquer Téhéran. Malheureusement, ces derniers, jugeant que l’Iran ne constituait pas une menace pour les États-Unis, n’ont jamais accédé à sa demande.
Ainsi, le journal The Wall Street Journal, revenant sur les propos de John Kerry, a révélé que Benjamin Netanyahou a tenté de convaincre trois présidents américains successifs George W. Bush, Barack Obama et Joe Biden de lancer une guerre contre l’Iran. Tous ont catégoriquement rejeté ses propositions, les qualifiant d’aventuriste jusqu’à l’arrivée de Donald Trump, qui aurait ouvert la voie à la réalisation de ce projet.
Avant la guerre, le détroit d’Ormuz n’était pas fermé et les navires y circulaient en toute sécurité. Malheureusement, après l’agression contre l’Iran dans le but de provoquer un changement de régime, les États-Unis n’ont pas seulement échoué à atteindre leur objectif ; pire encore, l’Iran contrôle désormais le détroit d’Ormuz.
John Kerry a ainsi lancé un avertissement d’un autre genre concernant ce passage stratégique, affirmant qu’il serait désormais sous contrôle total de l’Iran. Une réalité amère qui n’existait pas avant le début du conflit. Washington voulait sécuriser la navigation, mais a fini par perdre le contrôle de ce « goulot d’étranglement » mondial, constate-t-il. Pour l’ancien secrétaire d’État, l’agression contre l’Iran constitue une guerre de choix, et non de nécessité.
En toute franchise, Kerry a balayé les justifications du conflit actuel en déclarant : « L’Iran ne représentait pas une menace imminente avant ce conflit. » Le message est clair : cette guerre n’était pas une nécessité sécuritaire, mais une volonté politique de Benjamin Netanyahou, exécutée avec le soutien de Donald Trump.
Le coût de l’instabilité
Selon Kerry, la guerre actuelle aurait été spécifiquement conçue pour nuire à l’Iran à tout prix, même si cela devait se faire au détriment de la stabilité économique mondiale et de la sécurité des forces américaines dans la région.
Pourtant, malgré la défaite subie et une opinion nationale et internationale défavorable, Donald Trump semble persister dans cette voie. Et le Wall Street Journal d’écrire que les forces américaines continuent de se déployer au Moyen-Orient en vue d’opérations potentielles, tandis que des équipes américaines et iraniennes se prépareraient à des négociations au Pakistan ce week-end.
Des avions de chasse et d’attaque sont récemment arrivés dans la région, selon des données de suivi des vols et un responsable américain. Par ailleurs, entre 1 500 et 2 000 soldats de la prestigieuse 82e division aéroportée de l’armée américaine pourraient être déployés dans les prochains jours, a précisé ce responsable.
TVA avec WSJ






