Dakar est devenue, les 3 et 4 juin, la capitale des parlementaires africains, à l’occasion de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA). L’ancien président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a présidé ce mercredi l’ouverture de cette 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA) à Dakar, en l’absence du président Ousmane Sonko.
Cette rencontre, qui se tient dans un contexte particulier marqué par un ancrage de l’autonomie et de l’identité des valeurs africaines, réunit plus d’une centaine de députés et sénateurs représentant près de seize pays africains autour des questions de gouvernance et de coopération interparlementaire. Les Assemblées doivent donc jouer un rôle crucial dans l’élaboration des lois en faveur de la bonne gouvernance et du respect des valeurs africaines.
Discours de Malick Ndiaye
Chers frères présidents et sénateurs de la République démocratique du Congo,
Monsieur le chef de délégation du Parlement du Mozambique, invité d’honneur,
Mesdames et Messieurs les membres du Comité exécutif,
Honorables parlementaires,
Mesdames et Messieurs,
C’est un immense honneur pour moi de prendre la parole devant vous en ma qualité de député à l’Assemblée nationale du Sénégal et représentant Son Excellence Monsieur Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, à l’occasion de la 85e session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine.
Je suis particulièrement heureux de vous souhaiter, au nom du président de l’Assemblée nationale, de l’ensemble des députés sénégalais et en mon nom propre, la bienvenue à Dakar.
Votre présence nombreuse dans notre capitale témoigne de la vitalité de notre organisation et de l’attachement constant de nos parlements aux idéaux de solidarité, de dialogue et de coopération qui fondent l’Union parlementaire africaine depuis plusieurs décennies.
Le Sénégal est particulièrement heureux d’accueillir cette importante rencontre. Terre de dialogue, de paix et d’ouverture, notre pays a toujours placé l’unité africaine au cœur de son engagement international.
Nous sommes convaincus que, face aux défis sécuritaires, économiques, climatiques, technologiques et sociaux auxquels notre continent est confronté, aucune nation ne peut agir seule. Plus que jamais, l’Afrique doit parler d’une voix forte, solidaire et responsable.
L’Union parlementaire africaine incarne précisément cet idéal de convergence et de solidarité. Elle constitue un espace privilégié de dialogue, d’harmonisation législative et de coopération interparlementaire. Dans un monde marqué par des recompositions rapides, elle représente un levier essentiel pour faire entendre une voix africaine unifiée et respectée.
Dans cette perspective, nos parlements ont un rôle irremplaçable à jouer, parce qu’ils sont l’expression directe de la volonté populaire. Ils constituent des espaces privilégiés de concertation, de médiation et de construction de solutions durables.
La diplomatie parlementaire, par sa souplesse et sa proximité avec les citoyens, complète utilement l’action diplomatique traditionnelle et contribue à rapprocher davantage les peuples africains.
À cet égard, il nous appartient également de réfléchir aux voies et moyens de mieux coordonner l’action des différentes organisations parlementaires africaines. Notre continent dispose aujourd’hui de plusieurs cadres parlementaires régionaux et continentaux qui poursuivent souvent des objectifs convergents.
Sans remettre en cause leur autonomie ni leurs spécificités, nous gagnerions à renforcer les synergies, à mutualiser davantage nos expertises, nos ressources et nos initiatives afin d’accroître l’efficacité de notre action collective.
L’enjeu est clair : permettre à l’Afrique de porter plus fortement ses positions sur les grandes questions internationales, de défendre ses intérêts stratégiques avec davantage de cohérence et de faire entendre, chaque fois que nécessaire, une seule et même voix parlementaire africaine.
C’est à cette condition que notre diplomatie parlementaire pourra pleinement contribuer à l’affirmation d’une Afrique unie, souveraine et influente dans le concert des nations.
Les travaux que nous entamons aujourd’hui revêtent ainsi une importance capitale. Ils nous permettront d’évaluer le chemin parcouru, de renforcer les mécanismes de gouvernance de notre organisation et de préparer ensemble les prochaines étapes de son développement.
À travers ces échanges, c’est la crédibilité et l’efficacité de la coopération parlementaire africaine que nous consolidons.
Permettez-moi également de souligner que cette rencontre intervient à un moment où de nombreux parlements africains sont engagés dans des processus de modernisation de leurs institutions afin de mieux répondre aux attentes de leurs citoyens.
À cet égard, l’Assemblée nationale du Sénégal poursuit une dynamique ambitieuse de modernisation visant à renforcer l’efficacité de l’action parlementaire, la transparence, la participation citoyenne et la transformation numérique de notre institution.
Nous sommes heureux de partager cette expérience avec vous, honorables homologues africains et chefs de délégation, dans un esprit d’échange et d’enrichissement mutuel.
Mesdames et Messieurs,
Au-delà de l’ordre du jour qui nous réunit, cette session est également une occasion de renouveler notre engagement commun en faveur de la construction d’une Afrique unie, souveraine, prospère et maîtresse de son destin.
Je formule le vœu que nos travaux soient fructueux et qu’ils contribuent à renforcer davantage notre organisation au service des peuples africains.
Je vous souhaite un excellent séjour au Sénégal, pays de la Teranga, symbole de l’hospitalité africaine, de la générosité et de l’esprit de partage qui fondent notre identité.
Je vous remercie de votre aimable attention.
TV-A
