La loi n° 2026-08, adoptée par l’Assemblée nationale le 11 mars dernier, est désormais promulguée par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Elle a été publiée au Journal officiel de la République du Sénégal dans son numéro spécial du 30 mars 2026. Elle modifie l’article 319 du Code pénal de 1965 et érige explicitement les relations homosexuelles en infraction pénale.
Le texte définit comme « acte contre nature » tout acte sexuel entre personnes de même sexe, mais aussi tout acte sexuel commis sur un cadavre ou un animal. Autrement dit, il s’agit d’une loi visant l’homosexualité, la zoophilie et la nécrophilie. Toute personne reconnue coupable encourt une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans, assortie d’une amende de 2 à 10 millions de francs CFA, sans préjudice des peines prévues en cas de viol ou de pédophilie.
Elle interdit également toute possibilité de sursis ou de réduction de peine en dessous du minimum légal, avec des sanctions maximales en cas d’implication de mineurs.
Le texte introduit en outre un délit d’apologie, sanctionnant la promotion publique de l’homosexualité et d’autres pratiques jugées contraires aux mœurs, avec des peines allant de trois à sept ans d’emprisonnement.
Depuis longtemps, la société sénégalaise, dont les valeurs condamnent de tels actes, a toujours exigé leur criminalisation. D’ailleurs, c’est parce que le président Macky Sall avait fait la sourde oreille que cela a été l’une des principales causes de la chute de son régime.
André TV-A






