Le foncier, le programme un étudiant un ordinateur, les licences de pêche sont entre autres des dossiers très sensibles que l’Assemblée nationale compte s’attaquer pour élucider les nombreux zones d’ombres aux râlent de scandales. Ainsi l’Assemblée nationale du Sénégal franchit une nouvelle étape dans le renforcement du contrôle de l’action publique. Le Bureau de l’institution a convoqué les députés en session extraordinaire le lundi 10 août 2026 à 10 heures afin d’examiner plusieurs textes législatifs et d’installer des commissions d’enquête parlementaires chargées de faire la lumière sur plusieurs dossiers sensibles.
L’arrêté portant convocation de cette session extraordinaire, signé par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, prévoit un ordre du jour particulièrement dense. Outre l’examen de projets et propositions de loi, les parlementaires devront se prononcer sur la création de plusieurs commissions d’enquête destinées à investiguer sur des dossiers ayant suscité de nombreuses interrogations.
Parmi les principaux sujets visés figurent les conditions de délivrance des licences de pêche, un secteur stratégique pour l’économie sénégalaise et régulièrement au cœur des débats sur la gestion des ressources halieutiques. Les députés se pencheront également sur les manquements relevés dans la gestion du foncier de différents lotissements ainsi que du domaine public maritime.
Les futures commissions auront aussi pour mission d’examiner les opérations de cession d’immeubles appartenant au patrimoine bâti de l’État à des particuliers dans des conditions jugées irrégulières. Elles devront par ailleurs enquêter sur l’utilisation par le Gouvernement du Sénégal de mécanismes financiers de type Total Return Swap (TRS), dont les modalités d’exécution suscitent des interrogations.
Autre dossier majeur inscrit à l’ordre du jour : le programme « Un étudiant, un ordinateur », piloté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Les investigations porteront sur les irrégularités présumées dans la passation et l’exécution des marchés conclus dans le cadre de cette initiative depuis 2017. Selon les éléments soumis aux députés, le programme représente un engagement cumulé estimé à 48 milliards de francs CFA, avec une enveloppe annuelle d’environ 6 milliards de francs CFA.
À travers ces commissions d’enquête, l’Assemblée nationale entend exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale. Les conclusions des travaux parlementaires devraient permettre d’établir les responsabilités éventuelles et de formuler des recommandations en vue d’améliorer la gouvernance, la transparence et la gestion des ressources publiques.
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