L’héritage laissé au régime du tandem Sonko-Diomaye était très lourd pour de jeunes dirigeants qui n’avaient jamais occupé de hautes fonctions dans l’appareil d’État. Leur arrivée au pouvoir a permis de découvrir une dette cachée laissée par le régime de Macky Sall, estimée à plus de 4 000 milliards de francs CFA, faisant passer le taux d’endettement de 35 % en 2012 à 119 % en 2024. La découverte d’une telle dette risquait de plonger le Sénégal dans une grave crise financière et causé la banqueroute de l’Etat.
Le Fonds monétaire international (FMI), accusé par certains d’avoir été complaisant avec le régime sortant, a exigé un plan de restructuration dont l’application aurait entraîné une hausse du coût de la vie, alors que la population peine déjà à joindre les deux bouts. Face à cette situation, le Premier ministre, chef du gouvernement, s’y est opposé, poussant le FMI à fermer les robinets financiers, au risque d’accentuer l’asphyxie d’une économie déjà fragilisée.
C’est dans ce contexte que le Plan de redressement économique et social (PRES) a été lancé par Ousmane Sonko. Désormais, des taxes intégrées aux boissons alcoolisées, aux jeux de hasard et au tabac servent en grande partie à financer l’économie. Rien ^que pour l’année 2026 plus de 600 milliards seront récoltés. À cela s’ajoute la renégociation de plusieurs contrats, qui aurait permis de récupérer des centaines de milliards de francs CFA. Parallèlement, le Sénégal poursuit le paiement de sa dette, finance son économie (44 projets majeurs) et réduit les prix des denrées alimentaires, du carburant et de l’électricité. Depuis 2024, plus de 12 000 emplois ont également été créés dans la fonction publique.
En deux ans de gouvernance, l’économie sénégalaise est en train de se relancer sans le soutien du FMI. Le Sénégal mise désormais sur des mécanismes de financement appuyés par la diaspora, notamment les « diaspora bonds », ainsi que sur une gestion plus rigoureuse des deniers publics et le swap.
Dans le domaine économique, le gouvernement revendique une croissance de +6,7 %, un chiffre présenté comme la preuve d’un regain de dynamisme de l’économie sénégalaise malgré un environnement international difficile. L’exécutif met également en avant un déficit budgétaire ramené à -7,3 %, traduisant, selon lui, une meilleure maîtrise des finances publiques et une politique de rationalisation des dépenses de l’État.
Dans le même élan, le commerce extérieur aurait progressé de +51,8 %, accompagné d’une réduction du déficit commercial. Pour les soutiens du Premier ministre, ces performances illustrent la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté économique du Sénégal et de promouvoir davantage la production nationale
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