Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a, dans son discours, tracé les grandes lignes de sa vision pour l’institution parlementaire. Il a d’abord mis en garde le président de la République, qu’il accuse de mener des consultations sans associer le parti majoritaire, le PASTEF. Ousmane Sonko a également profité de l’occasion pour promettre que l’Assemblée nationale ne sera pas une simple chambre d’enregistrement. Selon lui, l’institution jouera pleinement son rôle de contre-pouvoir et exercera un contrôle rigoureux sur l’action du gouvernement.
Remerciements à son suppléant
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a tenu à remercier les députés qui lui ont accordé leur confiance, aussi bien ceux de la majorité que ceux de l’opposition. Il a particulièrement adressé un message à son suppléant, Ismail Aoun, saluant sa loyauté, son désintéressement et son engagement à ses côtés depuis plus de dix ans.
Dans son discours, Ousmane Sonko est revenu sur son parcours politique, rappelant ses cinq années passées comme député dans l’opposition, puis son expérience de maire et de Premier ministre. Selon lui, cette expérience constitue un atout important pour renforcer le rôle constitutionnel de l’Assemblée nationale.
Une Assemblée nationale de contrôle
Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de préserver la morale en politique et de renforcer les institutions démocratiques. Il estime que les divergences actuelles au sommet de l’État dépassent les simples rivalités personnelles et concernent avant tout la question de l’éthique dans la gestion du pouvoir.
Citant plusieurs références philosophiques, religieuses et historiques, il a affirmé que la politique doit servir le bien commun et non les intérêts d’un clan. Il a également rendu hommage aux sacrifices consentis par les Sénégalais lors des événements politiques ayant précédé l’alternance de 2024.
Ousmane Sonko a assuré qu’il n’utilisera pas l’Assemblée nationale pour organiser des règlements de comptes politiques. Toutefois, il a averti que l’institution exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles. « L’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement. Elle contrôlera l’action gouvernementale et exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles », a-t-il déclaré.
Il a aussi promis de défendre la transparence des finances publiques, la reddition des comptes ainsi que la souveraineté populaire, tout en appelant les députés de la majorité et de l’opposition à préserver ensemble la République et la stabilité du Sénégal.
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