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 Sénégal : le régime accède à une demande unanime en alourdissant les peines contre l’homosexualité

Le durcissement des peines contre l’homosexualité a été acté par le régime en place. Au Sénégal, où la société ne tolère pas ces pratiques jugées contraires aux valeurs sociétales, la lutte contre leur banalisation a constitué l’un des principaux motifs de contestation du régime de Macky Sall, accusé par certains d’avoir presque normalisé cette pratique. Cette situation avait provoqué des vagues de manifestations au sein de la société. Musulmans, chrétiens et animistes s’étaient alors levés unanimement pour réclamer une criminalisation plus stricte.

Toutefois, afin d’éviter que cette mesure n’engendre davantage de victimes qu’elle n’apporte de solutions comme ce fut le cas pour la criminalisation du viol selon certains observateurs un durcissement des peines a finalement été préconisé par le mouvement And Samm Jikko Yi. Ces derniers temps, alors que les revendications commençaient à s’intensifier, le mouvement a exigé le respect des engagements pris lors de la campagne électorale.

Le 18 février, lors du Conseil des ministres, un projet de loi alourdissant les peines, désormais portées de cinq à dix ans d’emprisonnement, a été examiné et adopté. Ce texte modifie l’article 319 du Code pénal « avec précision de la définition des actes contre nature, durcissement des peines et intégration de l’apologie et du financement de ces types d’actes dans les sanctions ».

Le projet de loi doit désormais être déposé et débattu à l’Assemblée nationale.

Ce mardi, devant les députés, le Premier ministre Ousmane Sonko a clos un débat houleux en assumant sans détour la philosophie politique du projet de loi qu’il porte personnellement. Selon lui, ce sujet, longtemps repoussé par les régimes précédents au motif qu’il relèverait d’un « fait de société », doit désormais être traité par l’État. Le texte prévoit également de sanctionner «toute personne qui aura fait l’apologie » de l’homosexualité, passible d’un emprisonnement de trois à sept ans.

Dans son rapport d’activité pour 2024, l’Ofpra souligne : «Au Sénégal, les persécutions liées à l’orientation sexuelle demeurent toujours largement alléguées en 2024». Le pays figure également parmi ceux qui, cette même année, ont enregistré un nombre important de demandes d’asile en provenance du continent africain au motif de l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre (OSIG)

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