Les travailleurs de l’AIBD sont très remontés contre l’État du Sénégal. Ce lundi 1ier juin, ils ont tenu une conférence de presse pour rappeler plusieurs points revendicatifs datant de plus de cinq ans. Pour se faire entendre, un préavis de grève a été déposé. Au sein de l’AIBD, des difficultés liées à l’harmonisation des traitements persistent. « Nous avons deux catégories de travailleurs : certains bénéficient d’un traitement beaucoup plus avantageux que d’autres relevant de la convention commerciale, qui aujourd’hui n’ont pratiquement rien en matière de rémunération. Il existe d’énormes distorsions et disparités difficiles à expliquer », a dénoncé Jibril Saho, secrétaire général du Syndicat des personnels des aéroports du Sénégal et, par ailleurs, porte-parole des revendications de l’intersyndicale de la plateforme aéroportuaire.
Le 8 juin approche, et il appartient désormais à l’État d’agir avant cette échéance. « Ce serait extrêmement dommageable, car nous évoluons dans un secteur hautement sensible. Le simple fait de déposer un préavis de grève crée déjà des perturbations, sans même parler de son exécution », déclarent les syndicalistes, qui avouent subir des pressions de la base depuis un bon moment afin de dénoncer la situation.
« Nous lançons un appel solennel au Premier ministre Al Amine Lo ainsi qu’au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye afin que ce secteur soit repris en main. Ce secteur dispose pourtant de nombreuses ressources : des redevances, un guichet unique qui reste malheureusement inopérant, ainsi que plusieurs mécanismes de financement. Mais nous assistons aujourd’hui à un protectionnisme excessif », s’insurgent les syndicalistes.
En plus de la disparité salariale, les travailleurs réclament la rénovation de l’infrastructure et le paiement de la dette de airs Sénégal qui doit 30 milliards aux plateformes portuaire.
Tv-A
