Les marchés dits « secret-défense » étaient initialement destinés à l’achat de matériel sensible, notamment des équipements militaires. Cette procédure permettait à l’État d’éviter les corps de contrôle afin de ne pas exposer des informations liées à la sécurité nationale. Cependant, sous le régime de Macky Sall, cette procédure a été largement utilisée et parfois détournée par de nombreux directeurs généraux et ministres. Elle servait ainsi à l’acquisition de matériels n’ayant aucun lien avec la défense, en contournant les règles classiques de passation des marchés publics.
Pour mettre fin à ces pratiques, dont l’objectif final pouvait conduire à des détournements de fonds, les autorités ont décidé de supprimer ce dispositif. Conformément à la politique de rupture prônée par le gouvernement, une étape importante est ainsi franchie en matière de transparence publique. Longtemps utilisés pour contourner les appels d’offres, les marchés classés « secret-défense » sont désormais soumis à une surveillance accrue, rapporte le journal Libération. Cette démarche symbolise la finn du gré à gré systématique : Le recours direct à un fournisseur sans mise en concurrence, sous prétexte de sécurité nationale, ne sera plus la règle; le contrôle des prix : L’État vérifiera désormais que les montants facturés correspondent aux prix du marché afin d’éviter les surfacturations. Et la mise en place d’une commission de contrôle : Une instance spécifique est mise en place pour auditer et valider ces marchés, mettant fin à l’opacité qui prévalait jusqu’ici.
Désormais, protéger les intérêts de l’armée et de la sécurité tout en garantissant que chaque franc du contribuable est utilisé de manière transparente et honnête est la nouvelle doctrine. Cette réforme marque la fin d’une « excuse facile » pour des contrats douteux et pourrait contribuer à réduire les scandales de surfacturation dans le secteur de la défense.
André TV-A
