Le président du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko, a appelé l’opposition à réclamer la tenue du référendum annoncé par le chef de l’État, estimant que ce dernier hésite à organiser cette consultation populaire parce que « les résultats sont déjà connus d’avance ».
S’exprimant lors de la cérémonie de lancement de la vente des cartes de membre de son parti, le président de l’Assemblée nationale a accusé le président de la République de multiplier les concertations sans déboucher sur des décisions concrètes. Selon lui, les questions institutionnelles évoquées dans le cadre du dialogue national ont déjà fait l’objet de larges concertations par le passé.
« Les points soulevés ont été discutés lors des Assises nationales de 2009, des travaux de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) en 2014, ainsi que lors du dialogue politique convoqué par l’actuel président de la République en 2025 », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il qualifie de « dilatoire » à travers des dialogues qu’il juge interminables.
Pour Ousmane Sonko, cette situation traduit une absence de volonté politique d’aller vers un référendum. Il a ainsi invité les partis de l’opposition à interpeller le chef de l’État afin d’obtenir des clarifications sur le calendrier de cette consultation. Selon lui, les Sénégalais sont en droit de connaître les intentions des autorités sur cette réforme constitutionnelle, dans un contexte où le débat demeure particulièrement animé.
Profitant de cette tribune, le leader de PASTEF s’est également montré confiant quant aux prochaines échéances électorales. Il s’est dit convaincu que sa formation politique et ses alliés remporteront toutes les compétitions électorales à venir, qu’il s’agisse d’un éventuel référendum, des élections locales, des législatives ou encore de l’élection présidentielle prévue en 2029.
Ousmane Sonko a, par ailleurs, lancé un appel au calme, minimisant les capacités de mobilisation de ses adversaires politiques. « Rien ne se passera dans ce pays, s’il plaît à Dieu. Les gens qui s’agitent ne peuvent pas mobiliser plus de cinq personnes. Ce sont juste des tonneaux vides », a-t-il affirmé.
Le responsable politique a toutefois exhorté les militants de PASTEF à rester vigilants malgré la position majoritaire qu’il revendique pour son camp. « Nous qui sommes majoritaires devons continuer à être vigilants, car notre force politique n’a pas d’égale », a-t-il soutenu, avant d’annoncer que son parti reprendra, dans les semaines et les mois à venir, un rythme soutenu de massification et de mobilisation de sa base. en une journée le pastef a vendu 103 438 cartes à ses militants qui avaient pris d’assaut les lieux de ventes. l’objectif est de vendre 1 millions de carte à 1000f Cfa l’unité ou 20dollars et 20 euros pour la diaspora d’ici le moi d’octobre.
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