C’est un signal préoccupant envoyé à Dakar après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Certes, le chef de l’État demeure la plus haute autorité du pays, mais Ousmane Sonko devient désormais la deuxième personnalité de l’État en tant que président de l’Assemblée nationale. Il reste également l’homme politique le plus populaire du pays.
Déjà confronté à une situation économique inquiétante, avec notamment une dette cachée héritée par le régime du PASTEF, le Sénégal pourrait voir une crise politique déboucher sur une situation économique encore plus catastrophique.
Selon l’agence de presse Reuters, les investisseurs ont anticipé, mardi 26 mai 2026, une dépréciation de 15 % de la dette sénégalaise ainsi qu’un report d’au moins cinq ans des échéances de remboursement afin de redresser les finances publiques. Les analystes de JPMorgan estiment que le pays est désormais plongé dans une nouvelle zone d’incertitude.
Les obligations d’État sénégalaises ont chuté mardi après la nomination par le président de la République d’un nouveau Premier ministre technocrate, quelques jours seulement après le limogeage d’Ousmane Sonko, ancien chef du gouvernement longtemps considéré comme le principal opposant à une restructuration de la dette.
Les analystes de JPMorgan ont indiqué que ces développements renforçaient la probabilité d’un scénario plus défavorable.
Sur la base de plusieurs hypothèses, ils ont affirmé que « la valorisation actuelle des obligations sénégalaises à échéance 2033 implique une prolongation de l’échéance de cinq ans, une réduction du taux de coupon aux trois quarts du niveau actuel et une décote nominale de 15 % ».
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