La lutte contre l’émigration clandestine s’intensifie davantage. Entre les mois de mai et de septembre, les départs depuis le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie sont récurrents, car cette période correspond aux marées basses.
Dans un communiqué publié par la gendarmerie, la Brigade territoriale de Saint-Louis a indiqué avoir été avisée de l’échouement d’une pirogue à hauteur de l’Hydrobase, dans la commune de Gandon, avec à son bord des candidats à la migration irrégulière. L’unité est intervenue avec l’appui de l’Escadron de surveillance et d’intervention (ESI) de Saint-Louis 1 ainsi que d’une patrouille de la Base navale Nord de la Marine nationale.
Cette opération a permis l’interpellation de cent vingt-six (126) candidats à la migration irrégulière, répartis comme suit : 87 Sénégalais, 28 Maliens, 6 Gambiens et 5 Guinéens de Conakry, dont une femme accompagnée de son enfant âgé de 4 ans.
Les éléments ont également procédé à la saisie du matériel suivant : un moteur Yamaha de 60 CV, 13 bidons de carburant, une moto-pompe ainsi qu’une pirogue endommagée.
Selon les premières investigations, les migrants ont passé 8 jours en mer et se sont retrouvés dans les eaux mauritaniennes, sans possibilité de poursuivre leur progression en raison des conditions météorologiques défavorables. Ils avaient quitté l’île de Djiffer (Fatick) le 24 mai 2026, aux environs de minuit, après avoir versé des montants variant entre 200 000 et 600 000 francs CFA pour effectuer la traversée.
Le capitaine de la pirogue ainsi que son second ont été identifiés et placés en garde à vue pour trafic de migrants.
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