lun 2 Mar 2026

Soudan : inquiétude de l’ONU face à la situation dans l’État de Jonglei

La situation sécuritaire et humanitaire au Soudan du Sud est très préoccupante en raison des affrontements entre l’armée et les forces paramilitaires. La Commission des droits de l’homme des Nations Unies au Soudan du Sud a exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation dans l’État de Jonglei, au sud du pays.

Les Nations Unies ont averti que les développements récents accroissent considérablement le risque de violences de masse contre les civils et compromettent sérieusement l’accord de paix.

Le comité, mis en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, a expliqué que les déclarations publiques de dirigeants et d’autres personnes exerçant un commandement et un contrôle effectifs, combinées à la mobilisation des forces, constituent une escalade dangereuse à un moment où les fondements politiques du processus de paix sont gravement affaiblis. Dans un document transmis à l’agence de presse russe, le comité a tenu pour pénalement responsables ceux qui n’ont pas empêché ou puni les crimes dont ils avaient connaissance ou auraient dû avoir connaissance.

La Commission a souligné que l’escalade actuelle n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans un effondrement politique plus large, résultant des violations continues de l’accord de paix et de l’érosion de la discipline des dirigeants, dans un environnement déjà tendu et marqué par de profondes divisions ethniques.

Le comité a appelé toutes les parties à cesser immédiatement toute rhétorique incendiaire ainsi que toute mobilisation de troupes afin de désamorcer les tensions. Il a également exhorté les partenaires régionaux et internationaux à reprendre d’urgence leurs efforts pour préserver l’accord de paix et à faire pression sur les dirigeants du Soudan du Sud afin qu’ils renouent avec la voie politique initialement choisie.

Depuis deux ans, au Soudan, l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan affronte les Forces de soutien rapide (FSR), commandées par Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti ». Ce conflit a notamment été marqué par le massacre d’El-Fasher, qualifié par plusieurs observateurs d’acte proche d’un génocide, faisant plus de 2 000 morts en moins de 48 heures.

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