Le Soudan est devenu le théâtre d’une rivalité accrue entre les puissances du Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis sont accusés de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR), un corps paramilitaire mis en cause pour des exactions graves, notamment des massacres ayant fait plus de 2 000 morts dans la ville soudanaise d’El-Fasher. Le général Mohamed Hamdan Daglo, dont les hommes sont accusés d’avoir commis ces atrocités sur une base ethnique des groupes paramilitaires arabes visant des populations non arabes a suscité une vive indignation de l’opinion internationale. Cette situation met sous pression les FSR ainsi que leurs soutiens. Le Soudan, pays très riche en ressources extractives, attise ainsi la convoitise des puissances du Moyen-Orient.
Selon des informations révélées par Reuters le 8 janvier 2026 et confirmées par des experts militaires, l’Arabie saoudite serait sur le point de transformer ses créances financières en soutien militaire au profit de l’armée soudanaise. L’accord en cours de négociation est présenté comme un exemple de diplomatie financière. Riyad proposerait de convertir environ 2 milliards de dollars de prêts précédemment accordés à l’économie pakistanaise en une importante commande d’avions de chasse. La transaction globale pourrait atteindre entre 4 et 6 milliards de dollars, incluant des simulateurs, des munitions et un dispositif complet de maintenance. Il s’agirait du JF-17 Thunder Block III, une version de génération 4,5 équipée de radars de dernière génération et capable de rivaliser avec les technologies aériennes actuelles. Ces appareils ne seraient pas destinés aux Forces armées soudanaises (SAF), dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan. L’objectif affiché est de contenir les avancées des Forces de soutien rapide en offrant à l’armée régulière une supériorité aérienne décisive. Grâce à cette alliance, le Pakistan pourra rembourser sa dette et écouler du matériel de guerre afin de relancer son industrie. De son côté, l’Arabie saoudite pourra non seulement recouvrer sa créance, mais aussi renforcer la sécurité le long de ses frontières, tandis que le Soudan espère résoudre une partie de ses problèmes de stabilité interne.






