Face à la recrudescence des affrontements et à l’aggravation de la crise humanitaire, l’Organisation des Nations unies a tiré la sonnette d’alarme sur une situation sécuritaire qui demeure extrêmement volatile. Devant le Conseil de sécurité, Khaled Khiari, secrétaire général adjoint pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique au sein des départements des affaires politiques et de la consolidation de la paix ainsi que des opérations de paix, a déclaré que les pourparlers n’avaient pas permis de faire avancer le processus. «Un nouveau cycle de discussions entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), tenu le 4 janvier pour mettre en œuvre l’accord du 10 mars 2025, n’a enregistré aucun progrès», a-t-il indiqué.
Rappelant que, sous la médiation des États-Unis et d’autres partenaires internationaux, un accord de cessez-le-feu et d’intégration avait été annoncé le 18 janvier afin de mettre fin aux combats et de placer les trois gouvernorats du nord-est sous le contrôle du gouvernement central, Khaled Khiari a précisé que le président syrien, Ahmad Al-Charaa, avait ensuite annoncé une «entente commune» accordant aux YPG/FDS une période de consultation de quatre jours. «Nous sommes désormais à deux jours de cette période cruciale », a déclaré Khaled Khiari, ajoutant que « la situation sur le terrain reste très tendue, avec des échanges de tirs et des affrontements entre les forces gouvernementales et les FDS dans certaines zones du gouvernorat de Hasseké, ainsi qu’en périphérie d’Ayn al-Arab, également connue sous le nom de Kobané, une enclave contrôlée par les FDS, où l’accès demeure difficile en raison des combats en cours».
Dans son rapport, Khaled Khiari souligne par ailleurs l’existence d’une crise humanitaire et de protection alarmante, insistant sur la nécessité urgente pour toutes les parties de garantir la protection des civils et des infrastructures civiles, ainsi que d’assurer un accès humanitaire immédiat et sans entrave.






