Les drapeaux seront en berne pendant trois jours à compter de ce jeudi. La République a été profondément touchée. En moins de 72 heures, deux attaques du groupe terroriste Boko Haram ont causé des pertes humaines catastrophiques au sein de l’armée. Plus de 100 militaires, dont des généraux, sont tombés sous les balles de l’ennemi. Un camp militaire a été détruit et pillé, avec des armes emportées.
Face à cette situation alarmante, l’État tchadien a décrété trois jours de deuil national afin d’honorer la mémoire des militaires tombés au champ d’honneur.
Toutefois, il faut reconnaître que l’existence et l’expansion des groupes armés soulèvent de nombreuses interrogations. Les alliances contre nature conclues par le Tchad de Mahamat Idriss Déby, notamment avec les rebelles des FSR au Soudan, en utilisant son territoire comme couloir pour ravitailler les hommes de Mohamed Hamdan Dagalo, ainsi que le rôle de base arrière dans des opérations impliquant des rebelles ayant attaqué le Niger, suscitent des inquiétudes.
À cela s’ajoutent la rupture brutale avec les Émirats arabes unis, accusés de financer plusieurs groupes armés pour exploiter les ressources, ainsi que la crise politique interne marquée par l’emprisonnement de l’opposant Succès Masra. L’ensemble de ces facteurs constitue un cocktail explosif, difficilement maîtrisable.
TV-A
Attaque meurtrière de Boko Haram et mort de plusieurs généraux et soldats : le gouvernement déclare trois jours de deuil national
