Le Cabinet civil de la présidence de la République du Tchad a formellement rejeté les accusations de monnayage des audiences présidentielles portées par le député Takilal Ndolassem. Dans un communiqué publié par Aziz Mahamat Saleh, directeur de cabinet du président Mahamat Idriss Déby Itno, les allégations de l’élu sont qualifiées d’« infondées » et de « mensongères ».
Cette réaction intervient après les déclarations du député, qui affirmait avoir introduit «17 demandes d’audience sans succès» auprès du chef de l’État. Il soutenait également que des intermédiaires lui auraient proposé d’obtenir une audience avec le président en contrepartie d’un paiement de 5 millions de FCFA.
En réponse, le Cabinet civil rappelle que les demandes d’audience adressées au président de la République suivent une procédure administrative «claire, transparente et rigoureusement encadrée». Selon le communiqué, chaque demande est instruite par le Cabinet avant d’être soumise à la décision souveraine du chef de l’État. Le simple dépôt d’une demande ne garantit ni son acceptation ni sa programmation.
La présidence affirme par ailleurs que les éléments en sa possession contredisent les accusations formulées par le parlementaire. Elle indique que la demande d’audience de Takilal Ndolassem avait été approuvée pour sa programmation par le chef de l’État le 27 juillet 2026, soit deux jours avant la publication de ses accusations sur les réseaux sociaux, le 29 juillet.
Estimant que ces déclarations portent atteinte à l’honneur des collaborateurs du président ainsi qu’à la crédibilité des institutions de la République, le Cabinet civil annonce se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre leur auteur.
Ces accusations ne sont pas seulement un fait spécifique au Tchad puisque dans de nombreux palais en Afrique, l’entourage des président sont souvent accusé de tel pratique malsaines
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