Les trois chefs d’État de la Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée se sont rencontrés à Conakry afin de trouver une solution diplomatique aux tensions qui sévissent aux frontières. L’objectif est d’éteindre les foyers de crise qui couvent dans l’espace de la Mano River Union (MRU). Face au spectre des incursions et des malentendus territoriaux, les trois chefs d’État ont d’abord réaffirmé le principe classique de l’inviolabilité des frontières. Le Dr Morissanda Kouyaté, porte-voix de cette volonté commune, a martelé l’attachement des dirigeants aux principes des Nations unies. L’idée est d’éviter toute escalade, surtout que la Guinée a récemment connu des accrochages avec l’armée sierra-léonaise ainsi qu’avec l’armée libérienne.
Lors de cette rencontre, une solution pacifique a été trouvée. Une feuille de route sécuritaire a été mise en place afin d’appliquer les recommandations adoptées. Ainsi, des patrouilles mixtes seront organisées, un partage de renseignements en temps réel sera instauré et des lignes directes de communication seront établies entre les commandements locaux. L’instruction donnée aux services techniques est claire et urgente : stabiliser les zones de friction avant que l’étincelle ne se transforme en brasier.
La rencontre était présidée par le chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya, en présence de ses homologues Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, et Joseph Nyuma Boakai, président du Liberia. Il y avait aussi la présence deNialé Kaba, ministre des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire en qualité d’envoyée spéciale du président Alassane Ouattara, dont le pays joue un rôle de facilitateur dans ce processus de dialogue.
André De Roff
