Le président américain cherche à tout prix à sortir de la crise qu’il a lui-même déclenchée au Moyen-Orient. En plus d’une pression intérieure, avec plus de 65 % d’opinions défavorables, Donald Trump subit une pression mondiale en raison d’un certain isolement.
Après une journée particulièrement difficile subie hier par l’armée américaine en Iran, marquée par la destruction de deux avions de combat par Téhéran, Donald Trump affirme que cela ne saurait constituer un frein aux négociations entre les belligérants. Lors d’une interview téléphonique accordée vendredi à la chaîne NBC et relaté par l’agence de presse AA.com, même s’il a refusé de s’exprimer sur les détails des opérations de recherche et de sauvetage des équipages des avions abattus, il a néanmoins soutenu que cela ne pourrait en aucun cas entraver d’éventuelles discussions. « Non, cela n’affectera en rien. Non, ceci est une guerre. Nous sommes en guerre », a-t-il déclaré.
Le changement d’objectif dans cette opération est, selon certains observateurs, une preuve que la situation évolue en défaveur des Américains. Initialement, l’objectif était de déstabiliser le régime des ayatollahs et de le renverser. Mais face aux difficultés rencontrées malgré l’assassinat du guide Ali Khamenei cet objectif s’est révélé impossible à atteindre.
Par la suite, l’accent a été mis sur la sécurisation du détroit d’Ormuz. Aujourd’hui, l’objectif le plus immédiat est l’extraction des pilotes américains présents sur le territoire iranien après l’abattage de leurs avions.
De plus, pour tenter de masquer son désarroi, le Pentagone a récemment remplacé plus de dix officiers supérieurs expérimentés qui avaient mis en garde le président contre les risques d’une guerre avec l’Iran.
André TV-A






