Les Américains avaient fermé le passage des navires en prenant le contrôle du détroit d’Ormuz, à l’entrée de la mer d’Oman. Cette décision constituait une étincelle qui pouvait faire basculer le monde dans une troisième guerre mondiale, opposant la Chine aux États-Unis.
La Chine, qui achète plus de 80 % du pétrole iranien ainsi qu’une grande quantité en provenance des pays du Golfe soit environ 50 % de sa consommation énergétique avait mis en garde les États-Unis. Pékin avait également affirmé qu’elle continuerait sa navigation, selon le ministre de la Défense. Hier déjà, des navires battant pavillon chinois ont emprunté le passage. Ce matin, Trump a déclaré : « La Chine est ravie que j’ouvre définitivement le détroit d’Ormuz », ajoutant que Xi Jinping lui fera « un gros câlin » lors de leur prochaine rencontre.
Les États-Unis avaient exigé deux conditions pour reprendre les négociations : l’ouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran et un mandat permettant aux négociateurs iraniens de prendre des décisions.
En réponse, l’Iran a menacé de fermer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis continuent de bloquer les navires. Selon le commandant du quartier général Khatam al-Anbiya d’Iran: «Nous n’autoriserons aucune activité d’exportation ou d’importation dans le golfe Persique et la mer d’Oman si le blocus américain se poursuit. Nos forces armées n’autoriseront pas le commerce à circuler par la mer Rouge si le blocus naval se poursuit. Si l’Amérique poursuit son blocus naval, cela sera considéré comme un prélude à une violation du cessez-le-feu. »
André TV-A
