Accueil Actualité Washington prêt à autoriser l’Arabie saoudite à enrichir de l’uranium.

Washington prêt à autoriser l’Arabie saoudite à enrichir de l’uranium.

L’administration du président américain Donald Trump aurait accepté, en principe, d’autoriser l’Arabie saoudite à enrichir de l’uranium sur son territoire dans le cadre d’un futur accord de coopération nucléaire civile.

Selon le média américain, le projet d’accord, négocié entre Washington et Riyad, attend toujours la signature du président Trump, bien que les discussions entre les deux parties se soient achevées en octobre 2025.

Une signature retardée par les tensions régionales

D’après deux sources bien informées citées par CNN, la guerre contre l’Iran a contribué à retarder la finalisation de l’accord. Plusieurs responsables de l’administration américaine redouteraient également une forte opposition au Congrès, susceptible de compromettre son entrée en vigueur.

Ces réticences s’expliquent notamment par les implications stratégiques d’un tel accord, qui accorderait à Riyad des capacités nucléaires inédites sous supervision américaine.

Le projet d’accord s’inscrit dans le cadre de l’article 123 de la loi américaine sur l’énergie atomique, qui régit les accords de coopération nucléaire civile conclus par les États-Unis avec des pays partenaires. Le texte prévoit un dispositif exceptionnel autorisant l’Arabie saoudite à procéder à un certain niveau d’enrichissement local de l’uranium ainsi qu’au retraitement du plutonium. Les modalités précises et les limites techniques imposées par Washington n’ont toutefois pas été rendues publiques.

Des garanties jugées moins contraignantes

L’un des aspects les plus sensibles de l’accord concerne les mécanismes de contrôle. Contrairement à la pratique généralement privilégiée par les États-Unis, le texte n’exigerait pas de l’Arabie saoudite l’adoption du Protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), un instrument qui renforce les pouvoirs d’inspection et de vérification de l’agence onusienne.

À la place, le projet reposerait sur un système de garanties bilatérales négociées directement entre Washington et Riyad, une approche qui pourrait susciter des interrogations parmi les partisans d’un régime international de non-prolifération plus strict.

Si l’accord est finalement signé, il marquerait une évolution importante de la politique américaine en matière de coopération nucléaire avec ses partenaires au Moyen-Orient, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions géopolitiques et par les préoccupations liées à la prolifération nucléaire.

TV-A

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