Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, estime qu’il ne démissionnera pas malgré la procédure de destitution entamée par l’opposition parlementaire à la suite d’accusations de fautes graves. Le chef de l’État affirme qu’il contestera devant les tribunaux la procédure de destitution engagée à son encontre dans le cadre d’un scandale lié au vol d’une importante somme d’argent dans l’une de ses résidences, révèle Africanews.
L’affaire a refait surface la semaine dernière après qu’une décision de justice a annulé le rejet d’un rapport parlementaire de 2022 qui concluait que Ramaphosa « aurait pu commettre » de graves violations et des fautes professionnelles. Le chef de l’État a été accusé d’avoir dissimulé à la police et aux autorités fiscales un cambriolage ainsi que le vol d’importantes sommes en devises étrangères, qui auraient été cachées dans des meubles de sa luxueuse ferme de Phala Phala, située dans la province septentrionale du Limpopo, en 2020.
Une commission indépendante a estimé que Ramaphosa « aurait pu commettre » de graves violations et des fautes graves en lien avec ce cambriolage.
Mais le Parlement, alors contrôlé par son parti, le Congrès national africain (ANC), a refusé en 2022 d’ouvrir une procédure de destitution qui aurait pu le contraindre à quitter ses fonctions.
La Cour constitutionnelle a ordonné que le rapport du comité soit transmis à une commission chargée de la destitution, en réponse à une plainte déposée par le parti d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF).
TV-A avec africanews