Paris. La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la France depuis le 24 juin continue de produire de lourdes conséquences sanitaires. Selon les premières estimations de Santé publique France (SPF), environ 1 000 décès supplémentaires ont été enregistrés en seulement quatre jours, entre le 24 et le 28 juin, par rapport à la mortalité habituellement observée à cette période de l’année.
La canicule, qui a atteint son pic avec des températures dépassant les 40 °C dans plusieurs régions, est déjà considérée comme l’un des épisodes les plus intenses jamais enregistrés dans le pays, surpassant même, par son intensité, la canicule historique de 2003.
Dans un communiqué publié dimanche 28 juin et repris par le journal le monde, Santé publique France précise que ces chiffres demeurent provisoires et non consolidés. « Depuis le 24 juin, environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux décès enregistrés les mois précédents », indique l’agence, soulignant que les personnes âgées de plus de 65 ans sont les principales victimes de cette surmortalité.
L’agence relève également une augmentation de 40 % des décès survenus à domicile, signe de l’impact direct de la chaleur sur les populations les plus vulnérables. Les services hospitaliers restent fortement mobilisés, alors que les effets de la canicule peuvent continuer à se manifester plusieurs jours après la baisse des températures.
Si la France a retrouvé, dimanche, des conditions météorologiques plus supportables après onze jours de chaleur extrême, les autorités sanitaires restent prudentes. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait déjà averti samedi qu’un nombre de décès « supérieur à la normale » était constaté à l’échelle nationale.
Selon Santé publique France, plus de 1 400 décès quotidiens ont été enregistrés les 25 et 26 juin, contre une moyenne de 900 à 1 000 décès par jour observée en avril et en mai. Bien que ces décès ne puissent pas encore être officiellement attribués à la chaleur, les experts estiment que la canicule a joué un rôle majeur dans cette hausse de la mortalité.
Les autorités rappellent que les personnes âgées, les nourrissons, les malades chroniques et les personnes isolées demeurent les plus exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Elles invitent la population à maintenir les mesures de prévention : s’hydrater régulièrement, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et prendre des nouvelles des personnes vulnérables.
Le bilan définitif de cet épisode caniculaire ne sera connu que dans les prochaines semaines, une fois les données consolidées. Les autorités sanitaires craignent toutefois que la surmortalité observée continue de s’alourdir en raison des effets différés des températures extrêmes sur l’organisme.
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