
La guerre au Moyen-Orient risque de connaître une escalade encore plus dévastatrice si les États-Unis tentent d’attaquer l’île de Kharg. Désormais, il ne s’agirait plus seulement d’une confrontation opposant l’Iran à la coalition israélo-américaine, mais d’un conflit susceptible de s’étendre aux voisins de Téhéran ayant choisi de soutenir Washington.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, a mis en garde contre les « comploteurs ». « Selon certaines informations, les ennemis de l’Iran, avec le soutien d’un pays de la région, préparent une opération visant à occuper l’une des îles », a déclaré le chef du Parlement.
Toutefois, il appelle les pays voisins à rester à l’écart de ce qu’il qualifie de projet sioniste. À défaut, ils s’exposeraient à des représailles, notamment à la destruction de leurs installations énergétiques. « Tous les mouvements de l’adversaire sont sous le contrôle total de nos forces armées. S’ils font le moindre geste, l’ensemble des infrastructures vitales de ce pays deviendra, sans aucune restriction, la cible de frappes ininterrompues », a-t-il averti.
Pour une sortie de crise, les États-Unis, accusés d’avoir agressé l’Iran, ont proposé un plan composé de 15 points, rejeté par Téhéran. En retour, l’Iran a formulé une proposition en cinq points, incluant notamment le dédommagement des dégâts causés sur son territoire, le paiement du passage des navires dans le détroit d’Ormuz, la garantie de non-agression, ainsi que l’arrêt des opérations contre les territoires palestiniens et libanais.
Après ce rejet, la Maison-Blanche menace l’Iran d’un « châtiment infernal ».
André TV-A