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Coupe du monde : plus de 17 000 fans de football annulent leurs billets pour protester contre la politique migratoire des États-Unis

President Donald Trump and FIFA President Gianni Infantino hold a ticket to the 2026 FIFA World Cup after after announcing the 2026 World Cup draw will be held at the Kennedy Center in December in the Oval Office of the White House in Washington, DC on Friday, August 22, 2025. The FIFA World Cup, coming to North America next summer will be the first World Cup with three host countries in the U.S., Canada and Mexico, and it will be the first to feature a 48-team field. Photo by Annabelle Gordon/UPI

Le gouvernement de Donald Trump, fidèle à son slogan « America First », mène une politique migratoire extrêmement restrictive, jugée par beaucoup comme sévère, voire cruelle. Même des personnes naturalisées ne sont pas épargnées par cette répression visant les étrangers sur le sol américain. Pour protester contre cette politique jugée inhumaine, de nombreux amateurs de football ont tout simplement choisi d’annuler leurs billets. Ainsi, la Coupe du monde 2026, qui devait être une célébration planétaire, se transforme progressivement en une contestation internationale de l’Amérique de Trump.

Près de 17 000 supporters ont déjà annulé leurs billets pour la compétition, et le chiffre continue d’augmenter, alors que des fans internationaux appellent ouvertement au boycott des matchs organisés aux États-Unis. La raison n’est ni le coût des billets d’avion ni celui des hôtels, mais bien la peur et la colère face à un climat politique que beaucoup décrivent comme hostile, dangereux et profondément peu accueillant. Sur les réseaux sociaux, le message est clair : « BoycottWorldCup » jusqu’au départ du régime Trump. Des supporters d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie publient des confirmations de remboursement à la place de leurs itinéraires de voyage, affirmant ne plus se sentir en sécurité à l’idée d’entrer aux États-Unis, dans un contexte marqué par des méthodes agressives de l’ICE, des opérations policières de masse et un climat général d’intimidation. Ce qui n’était au départ que des annulations isolées s’est rapidement transformé en un mouvement massif et assumé.

En Afrique, l’obtention d’un visa américain est devenue encore plus difficile. Les autorités ont considérablement durci la procédure : les frais seraient passés de 2 à 8 millions, rendant l’accès quasiment impossible pour de nombreux candidats. Même les officiels ne sont pas épargnés par cette politique répressive.

Le point de basculement serait survenu après la fusillade impliquant l’ICE à Minneapolis, au cours de laquelle une citoyenne américaine, mère de trois enfants, Renee Good, a été tuée par un agent fédéral. Alors que des manifestations ont éclaté à travers le pays, l’indignation internationale s’est amplifiée. Sur les réseaux, certains appellent à ne pas « regarder un football imbibé de sang » et à traiter les États-Unis comme l’administration Trump a traité d’autres nations. «L’argent est la seule chose que les Américains comprennent», estiment certains supporters, qui appellent à des sanctions économiques susceptibles d’avoir un impact direct sur le trésor public. Les appels visent notamment à frapper la FIFA là où cela fait le plus mal : les sponsors et les villes hôtes.

Ce boycott dépasse largement le cadre du football. Il s’agit avant tout d’une question de valeurs. La Coupe du monde est censée incarner l’unité, la joie et le partage entre les peuples.

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