Le comportement de l’État sioniste envers les Palestiniens reste très inquiétant. Ce lundi, l’assemblée nationale a finalement adopté une loi instaurant la peine de mort contre les prisonniers palestiniens. Pire encore, cette loi permettrait des exécutions extrajudiciaires et ne prévoirait aucun recours pour les prévenus. De plus, un prisonnier déjà condamné ne pourrait en aucun cas bénéficier d’une grâce présidentielle.
Pour dénoncer une pratique qui rappelle, selon certains, celle des nazis, la principale organisation pakistanaise de défense des droits humains a condamné, ce mardi, une nouvelle loi israélienne autorisant l’exécution de prisonniers palestiniens, la qualifiant d’« illégale » et d’« inhumaine », et avertissant qu’elle « établirait un précédent dangereux ».
Asad Iqbal Butt, président de la Commission des droits humains du Pakistan, a déclaré à Anadolu que l’application de cette loi pourrait encourager « d’autres pays à faire de même ». Il a souligné que cette législation contrevenait au droit international et à la Charte des Nations unies. Appelant à l’abolition de la loi, il a averti que « si des pays commencent à exécuter les prisonniers d’autres pays, cela créerait un grave désordre diplomatique, pouvant entraîner de nouvelles guerres ».
Pour sa part, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a qualifié cette loi de « raciste ». Lors d’une conférence de presse tenue mardi, elle a indiqué qu’une ONG israélienne avait saisi la Cour suprême afin de contester ce texte. Selon elle, la loi prévoirait notamment une application obligatoire de la peine de mort, sans possibilité de recours, évoquant une « pendaison obligatoire ».
Selon elle, l’entrée en vigueur de cette loi pourrait exposer environ 300 prisonniers palestiniens à un risque d’exécution immédiate.
La Knesset, l’assemblée législative israélienne, a adopté cette loi controversée lundi soir par 62 voix contre 48. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également voté en faveur de ce texte. Selon celui-ci, les exécutions seraient effectuées par pendaison par des gardiens de prison désignés par le service pénitentiaire israélien, les responsables bénéficiant d’anonymat et d’une immunité légale.
