Téhéran – Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir mené une frappe de représailles contre un centre de commandement des opérations spéciales des États-Unis situé sur la base militaire d’Al-Tanf, dans le sud-ouest de la Syrie. Cette attaque marque une nouvelle escalade des tensions militaires entre l’Iran et les États-Unis.
Selon les médias d’État iraniens, notamment Press TV et l’agence de presse Tasnim, la frappe a été menée en réponse aux récentes attaques aériennes américaines contre le territoire iranien ainsi qu’à la mort de soldats iraniens à Iranshahr.
Press TV affirme que l’attaque a détruit plusieurs systèmes radar, des hélicoptères utilisés par les forces spéciales américaines et causé des pertes parmi les militaires américains déployés sur la base. Toutefois, ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, et aucune confirmation officielle américaine concernant d’éventuels dégâts ou victimes n’a été publiée.
Dans un communiqué, le CGRI a présenté cette opération comme une riposte aux « attaques militaires américaines continues » contre l’Iran. L’organisation a également averti que Téhéran poursuivrait ses représailles si Washington maintenait son soutien aux opérations militaires visant la République islamique.
Cette frappe intervient après une nouvelle vague de bombardements américains menée dans la nuit de jeudi à vendredi sur plusieurs régions d’Iran. Selon les autorités iraniennes, ces attaques ont visé des infrastructures civiles et de transport, notamment plusieurs ponts dans la province méridionale d’Hormozgan.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé, dans un bref communiqué publié vendredi, avoir conduit une sixième nuit consécutive de frappes contre des cibles en Iran, sans préciser les sites visés.
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