Les organisations de la société civile montent au créneau à la suite d’une série d’arrestations jugées arbitraires visant de jeunes militants issus du mouvement GEN Z, dont quatre seraient encore placés en garde à vue et deux autres hospitalisés.
Dans un communiqué publié le 14 avril 2026, la société civile demande la libération immédiate et sans condition des jeunes manifestants arrêtés pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions. « La liberté d’expression et la liberté de manifestation sont des droits inaliénables, et leur remise en cause fragilise non seulement l’État de droit, mais aussi les fondements de la cohésion nationale », insiste-t-elle. « Ces arrestations contribuent à renforcer un climat de tension sociale et politique, tout en traduisant un recul préoccupant des engagements en matière de droits civils et politiques », rapporte le communiqué.
La société civile alerte également sur l’usage de plus en plus fréquent du chef d’accusation d’atteinte à la sûreté de l’État. « Cet instrument de répression, qui a tristement marqué le pouvoir précédemment destitué, ne doit pas devenir l’outil de cette transition », déclare-t-elle. Reproduire ces méthodes décrédibilise toute velléité de changement, soutient-elle.
La semaine dernière, les responsables du mouvement GEN Z avaient organisé une manifestation pour dénoncer le nouveau régime. Même si la mobilisation était moins importante que lors des précédentes manifestations, le message critique envers les nouvelles autorités militaires n’a pas été bien perçu par le pouvoir en place.
TV-A avec tribune Madagascar
