Les États-Unis ne comptent pas laisser la voie libre à la Russie, qui enregistre des avancées importantes dans son partenariat avec Madagascar. En plus de la France, qui cherche à maintenir sa position privilégiée, les Américains, jouant le rôle de troisième acteur, ne veulent pas rester de simples figurants.
Madagascar dispose de nombreux atouts en matière d’investissements. Sa position stratégique dans l’océan Indien en fait également un État attractif pour les affaires. Selon le journal malgache 24/24, une centaine d’acteurs, mobilisés dans le cadre du Madagascar-United States Investment Symposium (MUSTIS) depuis mardi, travaillent à la concrétisation d’une nouvelle dynamique de partenariat entre Madagascar et les États-Unis. Hauts responsables des deux gouvernements, leaders du secteur privé, entrepreneurs ainsi qu’anciens participants à des programmes d’échange américains s’y engagent afin de développer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre les deux pays.
La chargée d’affaires américaine, Stephanie Arnold, s’est dite convaincue du potentiel d’une collaboration renforcée entre Madagascar et les États-Unis dans divers secteurs. « Nous voyons là des opportunités pour renforcer les échanges commerciaux et les investissements, développer les compétences, créer des emplois et favoriser une croissance durable, au bénéfice de nos communautés », a-t-elle déclaré.
Pour le journal La Tribune Madagascar, la démarche américaine dépasse le simple cadre commercial. En mettant en avant des partenariats d’égal à égal et un climat d’investissement transparent, Washington entend promouvoir un modèle de coopération fondé sur la création d’emplois et une croissance partagée.
Une approche qui s’inscrit dans une logique plus large de compétition d’influence, alors que la Chine consolide sa présence à travers des projets d’infrastructures et que la Russie développe ses relations avec les autorités malgaches, notamment dans le domaine militaire.
Les États-Unis disposent néanmoins d’atouts solides. Ils restent le premier partenaire commercial de Madagascar, notamment grâce à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). En 2025, les exportations malgaches vers les États-Unis ont atteint près de 3 000 milliards d’ariary, confirmant le rôle central du marché américain pour l’économie nationale.
André TV-A
