Le gouvernement a débloqué une enveloppe de 82,2 milliards de FCFA. Dans le cadre de la gestion budgétaire de l’exercice 2025, l’État a consenti des efforts considérables pour relancer le secteur privé. Ainsi, en 2025, le gouvernement a injecté 82,2 milliards de FCFA afin d’apurer une partie des arriérés du secteur du BTP. Ce paiement, qui couvre 78,3 % des engagements prévus pour l’année, constitue un signe de la volonté de l’État de respecter ses engagements financiers.
Toutefois, la situation reste critique. Les syndicats du secteur (SPEBTPS) rappellent qu’une dette colossale d’environ 300 milliards de FCFA pèse toujours sur les entreprises. Cet apport financier ne suffit pas encore à relancer pleinement le secteur : de nombreux chantiers restent paralysés. «Nous exhortons le gouvernement, sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, à aller plus loin dans la stratégie de désendettement. Il est impératif d’accélérer le règlement du solde restant pour sauver ce secteur vital, car actuellement, beaucoup d’emplois sont perdus et de nombreuses familles se retrouvent sans ressources. L’effort doit se poursuivre pour préserver davantage la stabilité sociale », déclarent les syndicalistes.
Le secteur du BTP n’est qu’un maillon de la chaîne, car au total, plus de 500 milliards de FCFA ont été mobilisés pour amortir la dette. En exploitant le document, il apparait que l’État a déboursé à travers une dotation de 500,9 milliards de FCFA, permettant la régularisation d’une partie des engagements antérieurs, aussi bien au titre des financements extérieurs que des ressources internes. S’agissant des arriérés sur financements extérieurs, à fin décembre 2025, les paiements effectués se sont élevés à 260,5 milliards de FCFA, dont 246,1 milliards pour les prêts projets et 14,4 milliards pour les dons. Concernant les arriérés sur ressources internes, les paiements se sont établis à 227,9 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 90,7 % sur une enveloppe prévue de 251,4 milliards, laissant un reliquat de 23,5 milliards non encore réglé à fin décembre 2025.
Les paiements effectués concernent plusieurs secteurs. Celui de l’énergie affiche un niveau d’apurement quasiment achevé, avec 145,6 milliards ordonnancés sur une enveloppe de 146,0 milliards, soit un taux d’exécution de 99,7 %. En revanche, le secteur du BTP enregistre un niveau d’exécution partiel, avec 82,2 milliards payés sur 105,0 milliards, soit un taux de réalisation de 78,3 %. Cette situation s’explique notamment par l’incomplétude de certains dossiers de dépenses soumis au comité ad hoc de validation des arriérés.
André TV-A
