Dans un communiqué publié par le gouvernement de transition, il est officiellement annoncé que le général de corps d’armée Sadio Camara a succombé à ses blessures après des échanges de tirs avec des assaillants qui avaient visé son domicile à l’aide d’une voiture piégée.
Ainsi, un deuil national de deux jours a été décrété en son honneur afin de lui rendre un hommage mérité. Au regard du parcours du disparu, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition et compagnon de guerre du défunt, lui a rendu un vibrant hommage. «Le chef de l’État, ainsi que l’ensemble des Forces de défense et de sécurité, rendent un vibrant hommage à cet officier général qui s’est toujours caractérisé par sa combativité, son intrépidité, son humanisme, son professionnalisme et son bilan élogieux dans la défense nationale, et qui a tenu à respecter son serment de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang à sa patrie », indique le communiqué.
Par conséquent, sur décision du président de la Transition, feu le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, aura droit à des funérailles nationales, qui feront l’objet d’un communiqué ultérieur. Deux jours de deuil ont également été décrétés pour honorer sa mémoire ainsi que celle de tous les soldats tombés au champ de bataille.
Enfin, le gouvernement est revenu, dans ce communiqué officiel, sur les circonstances de la mort du ministre de la Défense et des Anciens Combattants : « Le gouvernement de la Transition du Mali a le profond regret de porter à la connaissance de l’opinion le décès tragique du général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants. En effet, suite aux incidents terroristes lâches survenus dans la matinée du 25 avril 2026, un véhicule piégé conduit par un kamikaze a visé la résidence dudit ministre, qui a engagé des échanges avec les assaillants, dont il a réussi à neutraliser certains. Au cours d’intenses affrontements, il a été blessé, puis transporté à l’hôpital, où il a malheureusement succombé », lit-on dans le communiqué.
En plus du ministre, d’autres victimes sont à déplorer : « L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité, entraînant la mort de certains fidèles qui s’y trouvaient », poursuit le communiqué, sans donner l’identité des victimes.
TV-A
