Depuis quelque temps, le Nigéria fait partie des pays qui préoccupent les États-Unis. Après avoir dénoncé des assassinats de masse, affirmant que les chrétiens sont particulièrement ciblés par des groupes armés terroristes, Washington a pris de nouvelles mesures.
Les États-Unis demandent à leurs ressortissants de ne pas se rendre au Nigeria et recommandent au personnel non essentiel de quitter le pays, avertissant que les conditions de sécurité s’y détériorent. Washington souligne que les crimes violents, notamment les vols à main armée, les détournements de véhicules et les enlèvements contre rançon, sont en hausse, et craint que « les Américains, souvent considérés comme riches, soient pris pour cible ».
Toutefois, il convient de noter que, depuis l’arrivée de Donald Trump, les pays producteurs de pétrole suscitent un intérêt accru de la part des États-Unis. Au Venezuela, c’est le président Nicolás Maduro qui a été au centre de tensions avec Washington. Après le Venezuela, le Canada a également été sous pression, puis les tensions se sont étendues à l’Iran.
Par ailleurs, Donald Trump a évoqué des accusations déjà formulées par certains observateurs, selon lesquelles le financement du terrorisme impliquerait des réseaux complexes liés à des intérêts internationaux. Selon ces analyses, la religion serait parfois instrumentalisée pour attirer le soutien de certaines populations, semer le chaos et faciliter l’exploitation des ressources des pays fragiles.
Le Nigeria est le premier producteur de pétrole en Afrique. Cette position stratégique explique en partie pourquoi il se trouve au cœur de nombreuses préoccupations, le pétrole et le gaz étant des ressources énergétiques essentielles pour la technologie, le transport et le développement.
André TV-A
