Damas – Dix-huit personnes ont été blessées mardi matin dans un double attentat à la bombe survenu à proximité de l’hôtel où le président français, Emmanuel Macron, avait passé la nuit lors de sa visite officielle en Syrie. L’attaque met en lumière la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le pays, engagé dans un processus de stabilisation après plus d’une décennie de conflit.
Selon les autorités syriennes, deux engins explosifs artisanaux ont détoné dans le centre de Damas peu après le départ du chef de l’État français vers le palais présidentiel. L’un des dispositifs avait été dissimulé dans une benne à ordures, tandis que le second était placé dans un véhicule stationné à proximité de l’hôtel Four Seasons.
Le ministère syrien de l’Intérieur a indiqué que dix-huit personnes avaient été blessées, dont quatre policiers. Aucune victime française n’a été signalée.
L’Élysée a rapidement précisé que le président Emmanuel Macron n’avait pas été visé directement et qu’il poursuivait normalement son programme officiel. Peu après les explosions, il a été aperçu au palais présidentiel où il s’entretenait avec son homologue syrien, Ahmad al-Chareh.
Sur les lieux de l’attentat, des témoins ont observé des traces de sang sur les trottoirs, des débris métalliques éparpillés et des dégâts matériels. Des vitres du ministère syrien du Tourisme, situé en face de l’hôtel, ont notamment été soufflées par les explosions.
Cette attaque intervient seulement quelques jours après un autre attentat à la bombe qui avait coûté la vie à dix personnes dans un café du centre de Damas. Elle rappelle les défis sécuritaires auxquels demeure confrontée la Syrie, malgré les efforts de pacification engagés après treize années de guerre civile.
La visite d’Emmanuel Macron, la première d’un président français en Syrie depuis de nombreuses années, revêt une forte portée diplomatique. Les événements de mardi soulignent toutefois la persistance des menaces qui pèsent sur la capitale syrienne et sur le processus de stabilisation du pays.
TV-A avec AFP
