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RDC: les soignants abandonnent les malades dans la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola à Rwampara

Bunia, 14 juillet 2026 – La riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en province de l’Ituri traverse une nouvelle zone de turbulences. Depuis le lundi 13 juillet, les prestataires de santé affectés au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de l’Hôpital général de référence de Rwampara, à Bunia, ont durci leur mouvement de grève, interrompant la prise en charge des patients hospitalisés.

En signe de protestation, les agents de santé ont érigé des barricades et incendié des pneus devant l’entrée principale de l’établissement. Ils dénoncent le non-paiement de leurs salaires et primes, malgré les engagements pris, selon eux, par le ministre de la Santé publique lors de son récent séjour en Ituri.

Faute d’accord entre les deux parties, plusieurs patients atteints d’Ebola, une maladie hautement contagieuse, se retrouvent sans assistance médicale régulière, une situation qui suscite de vives inquiétudes quant à la poursuite des efforts de riposte.

Des revendications qui remontent au début de l’épidémie

Les grévistes affirment que les arriérés de rémunération s’accumulent depuis la déclaration officielle de la 17ᵉ épidémie d’Ebola, le 15 mai 2026. Ils estiment que les nombreuses promesses formulées par les autorités sanitaires n’ont, jusqu’à présent, pas été suivies d’effets concrets.

Au-delà des questions salariales, les agents dénoncent également des conditions de travail qu’ils jugent particulièrement précaires. Ils évoquent notamment un déficit en équipements de protection individuelle (EPI), indispensables pour assurer leur sécurité face au risque élevé de contamination.

Les manifestants conditionnent désormais toute reprise des activités au paiement intégral des salaires et primes qu’ils réclament, ainsi qu’à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Une menace pour la riposte sanitaire

La situation observée au CTE de Rwampara s’inscrit dans un climat de tensions plus large. Des mouvements de grève et des débrayages sont également signalés dans d’autres structures engagées dans la riposte contre Ebola à travers la province de l’Ituri.

Pour plusieurs acteurs sociopolitiques de la province, cette paralysie pourrait avoir de lourdes conséquences sur la lutte contre l’épidémie. Ils redoutent notamment une interruption de la prise en charge des malades et de la surveillance clinique, susceptible d’aggraver leur état de santé.

Ces acteurs craignent également qu’un affaiblissement du dispositif de confinement et de suivi des patients favorise la circulation du virus dans les communautés, compromettant ainsi les efforts déployés depuis le début de l’épidémie.

Face à cette situation, des appels sont lancés aux autorités nationales et aux partenaires de la riposte afin qu’une solution rapide soit trouvée pour garantir la continuité des soins, protéger les personnels de santé et préserver les acquis de la lutte contre Ebola en Ituri.

TV-A avec Radio Okapi

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