Le président Donald Trump est préoccupé par le contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran. Avant le début des négociations prévues à Islamabad, où des responsables iraniens et américains doivent se rencontrer à l’hôtel Serena pour un premier face-à-face de haut niveau entre Washington et Téhéran depuis 1979, le président américain a pris la parole.
« Les Iraniens sont plus habiles à gérer les “fake news” et la communication qu’à faire la guerre », a-t-il déclaré. « Les Iraniens ne semblent pas comprendre qu’ils n’ont aucune carte, si ce n’est une forme de chantage à court terme envers le monde en exploitant les voies maritimes internationales. S’ils sont encore là aujourd’hui, c’est uniquement pour négocier », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
L’Iran détient toutefois un levier stratégique majeur, au-delà de ses capacités militaires, comme l’avait soutenu Dmitri Medvedev. Il s’agit du détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a posé des conditions préalables avant tout démarrage des discussions avec ce qu’il qualifie d’« agresseurs ». « Deux mesures convenues entre les parties n’ont pas encore été mises en œuvre : un cessez-le-feu au Liban et la restitution des avoirs bloqués de l’Iran avant le début des discussions. Ces deux points doivent être réglés au préalable », a-t-il déclaré sur la plateforme X.
André TV-A
