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UA : João Lourenço contre le «blanchiment» des coups d’État

Le président sortant de l’Union Africaine,  l’Angolais João Lourenço a dénoncé avec virulence le blanchiment des coups d’État par des élections en Afrique. Lors du  39ᵉ sommet de l’Union africaine (UA), l’angolais a ouvertement la politique machiavélique des militaires qui commettent un coup d’Etat pour ensuite organiser une élection afin de légitimer leur acte. «Nous assistons à l’émergence d’un nouveau phénomène qui ne saurait être légitimé ni validé par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine», a lâché lors du 39e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Éthiopie, le président angolais, João Lourenço. «Quand nous parlons de la nécessité de rétablir l’ordre constitutionnel, après avoir pris le pouvoir par des moyens inconstitutionnels, nous ne disons pas que cet ordre constitutionnel a été rétabli juste parce que les auteurs d’un coup d’État ont organisé des élections pour se faire élire. Car, ceci est une forme de blanchiment d’un acte illégitime qui, malheureusement, commence à être perçue comme normale et donc acceptable, alors qu’en réalité, cela menace les fondements mêmes de nos principes ainsi que la paix et la sécurité de notre continent», a-t-il ajouté sous une salve d’applaudissements. Ne citant personne, il a estimé que cela ne peut pas devenir un nouveau moyen normal d’accéder au pouvoir. Pour lui, «cela reviendrait indirectement à encourager à faire des coups d’État pour, ensuite, se blanchir et rester tranquillement au pouvoir».

Dans ce lot de « blanchisseurs » de coups d’État, on peut citer deux personnes qui ont pris part à la rencontre continentale: Mahamadou Doumbia, président de la Guinée-Bissau, et Oligui Nguéma, président du Gabon. Chacun d’eux a utilisé la même stratégie : commettre un coup d’État, faire une déclaration selon laquelle il s’agit simplement d’une transition devant permettre d’organiser une élection présidentielle à laquelle ils ne participeront pas, avant de revenir écarter tous les prétendants et s’imposer à la tête de l’État en truquant le processus électoral.

Lors du 39ième sommet de l’UA, Lorenço  a passé le flambeau au Burundais Évariste Ndayishimiye, désormais à la tête de l’institution pour un mandat d’un an

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