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L’Iran porte plainte contre les États-Unis pour crimes de guerre après une frappe sur du réservoir d’eau à Sirk privant plus de 20 000 habitant du liquide précieux

Téhéran – L’Iran a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires aux niveaux national et international contre les États-Unis, à la suite d’une frappe aérienne ayant détruit deux réservoirs d’eau potable dans la région de Sirik, dans la province méridionale d’Hormozgan.

Les autorités iraniennes affirment que les frappes visant des infrastructures hydrauliques sont  des violations du droit international humanitaire. Mojtaba Qahramani, chef du pouvoir judiciaire de la province d’Hormozgan, a annoncé l’ouverture de procédures devant les juridictions nationales ainsi que devant les instances internationales compétentes.

Le magistrat a notamment invoqué les articles 52 et 54 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève, qui protègent les biens de caractère civil et interdisent les attaques contre les installations indispensables à la survie de la population civile, notamment les infrastructures d’approvisionnement en eau potable. Des experts juridiques cités par les médias iraniens soulignent que l’attaque contre les réservoirs de Sirik s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes et pourrait faire l’objet d’un examen approfondi au regard du droit international.

Selon les autorités iraniennes, cette attaque a gravement perturbé l’approvisionnement en eau potable de plus de 20 000 habitants de la ville de Kuhestak ainsi que de dix villages du district de Bemani, où les températures dépassent actuellement les 45 degrés Celsius rapporte Press Tv.

Abdolhamid Hamzehpour, directeur général de la Compagnie des eaux et des eaux usées d’Hormozgan, a déclaré jeudi que la destruction des installations avait créé « un problème majeur pour le réseau d’approvisionnement en eau de la région ». Il a expliqué que les réserves souterraines disponibles étaient insuffisantes pour compenser rapidement la perte des infrastructures endommagées.

Pour sa part, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a vivement condamné cette attaque et les menaces attribuées à l’administration américaine. Selon lui, les infrastructures civiles constituent des éléments essentiels à la survie de la population. «Les infrastructures civiles sont vitales pour la population. Qu’il s’agisse des réseaux de transport ou des secteurs de l’électricité et de l’eau, les menaces ne sont pas une démonstration de force, mais un signe de désespoir face à la volonté de la nation », a déclaré le chef de l’État iranien.

Par ailleurs, les autorités iraniennes accusent également les États-Unis d’avoir mené d’autres frappes contre des infrastructures civiles depuis le début du conflit. Elles évoquent notamment des attaques contre des établissements scolaires, des ponts et des lieux de culte. Ces allégations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante au moment de la publication de cet article.

L’annonce de ces poursuites marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions entre Téhéran et Washington, alors que les conséquences humanitaires des frappes contre les infrastructures civiles suscitent une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale.

TV-A avec Press Tv

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