La France a envoyé des instructeurs en République démocratique du Congo (RDC) afin de former les soldats de l’armée gouvernementale, à la demande des autorités du pays. C’est ce qu’a rapporté la radio Radio France Internationale (RFI), citant des représentants de l’ambassade de France à Kinshasa.
Les diplomates ont précisé que les officiers tricolores interviennent dans le cadre d’un programme de coopération militaire et que cette mission ne revêt aucun caractère secret. Selon ces sources, les formateurs français travaillent avec certaines unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), enseignant aux militaires des techniques de combat, des tactiques en milieu jungle ainsi que les gestes de premiers secours. L’objectif du programme est d’améliorer les capacités opérationnelles des unités ayant été éprouvées lors des affrontements dans l’est du pays.
La partie française a également souligné que cette formation est de nature exclusivement préparatoire et n’implique pas la participation de militaires français à des opérations de combat sur le territoire de la RDC.
Plus tôt en février, la société militaire privée Blackwater a envoyé une équipe de sécurité et des drones en RDC. Selon les médias, cette équipe a été déployée à la demande des autorités congolaises pour soutenir les unités d’élite de l’armée dans leur lutte contre les groupes rebelles Alliance Fleuve Congo (AFC) et Mouvement du 23 mars (M23).
Début février, le gouvernement de la RDC et les rebelles ont signé à Doha, capitale du Qatar, un document portant sur les conditions d’un cessez-le-feu dans l’est du pays, prévoyant le déploiement d’une mission de surveillance sous l’égide de l’ONU dans les régions touchées par les combats.
En janvier, les rebelles de l’AFC/M23 ont achevé leur retrait de la ville stratégique d’Uvira, dans l’est de la RDC, entamé dès décembre 2025. Par la suite, la coalition a déclaré qu’elle ne prévoyait pas de quitter les autres territoires qu’elle contrôle dans l’est du pays
