Les autorités du Ghana, premier producteur d’or du continent, ont exigé que les groupes internationaux Newmont, AngloGold Ashanti et Zijin Mining transfèrent, d’ici décembre, leurs opérations d’extraction à des opérateurs locaux, sous peine de sanctions. L’information a été rapportée par Reuters et reprise par l’agence de presse African Initiative, citant des sources et des documents.
Cette directive émane de la Commission ghanéenne des ressources minérales, dans le cadre d’un durcissement des règles de localisation du secteur. Les entreprises avaient auparavant sollicité un délai supplémentaire, mais le régulateur a rejeté leur demande.
D’après nos confrères, ces mesures visent à soutenir le développement des entreprises nationales. Un autre interlocuteur a averti des conséquences en cas de non-respect : « Dans un premier temps, une lourde amende est prévue. Si les exigences ne sont pas respectées, nous avons le droit de fermer la mine », a-t-il indiqué.
Chez AngloGold Ashanti, on précise que l’exploitation du site aurifère d’Iduapriem est déjà réalisée via une coentreprise et que le processus de transfert complet à un opérateur local est en cours. De son côté, Zijin a indiqué coopérer avec le régulateur et préparer des appels d’offres afin de se conformer aux nouvelles règles.
Entrées en vigueur en 2025, ces dispositions prévoient que l’exploitation à ciel ouvert soit entièrement assurée par des entreprises ghanéennes, tandis que l’exploitation souterraine doit inclure au moins 50 % de capital local.
TV-A, avec African Initiative.
