Le rapport sur les manifestations meurtrières survenues après l’élection présidentielle du mois d’octobre a enfin été publié. Selon la commission d’enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques.
« Le nombre total de morts liés aux élections est de 518, dont 490 de sexe masculin et 28 de sexe féminin », a annoncé le président de cette commission, Mohamed Chande Othman, ancien plus haut magistrat du pays. Il a ajouté que ce bilan restait susceptible d’évoluer, sans désigner les responsables de ces décès et des violences. Parmi les victimes, 16 étaient des policiers et 20 des enfants âgés de 5 à 17 ans, a-t-il précisé. La commission a également recensé 2 390 blessés, dont 120 policiers.
Toutefois, ce chiffre est contesté par plusieurs ONG, qui estiment que le bilan dépasse largement celui communiqué par les autorités. L’opposition, quant à elle, évoque 2 000 morts.
Le 29 octobre, jour des élections présidentielle et législatives, des manifestations anti-pouvoir avaient éclaté. Elles ont été réprimées dans le sang pendant plusieurs jours par les forces de sécurité.
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